Un règlement sur le tabagisme dans les logements sociaux à Bristol

Panneau d'interdiction

Fumer peut être une habitude difficile à abandonner, mais pour certains qui vivent dans des
logements sociaux, leur refus d’arrêter de fumer dans leurs immeubles entraîne leur expulsion.
C’est à cause d’une règle qui est entrée en vigueur le 31 juillet dernier du département du Logement
et de l’Urbanisme des États-Unis qui interdit de fumer dans tous les logements publics. Cela
comprend les locataires ainsi que les employés et les invités.
Les fumeurs ont le droit de vivre ou de travailler dans un logement social, mais ils n’ont pas le droit
de s’allumer une cigarette à moins de 25 pieds d’un logement social. Si les autorités du logement public n’appliquent pas la règle, elles perdront leur financement du HUD. Et c’est peu dire que
beaucoup d’organismes dépendent de cette précieuse manne financière du Housing Redevelopment
Authority.

Une application de la règle au pied de la lettre

Dans le cas de Bristol, au Tennessee, la moitié du financement des logements sociaux de la
ville provient du HUD. En l’absence de ce financement, l’organisme fera faillite en 18 mois.
C’est pourquoi l’enseigne décide d’appliquer à la lettre les nouvelles règles du Département du
Logement et de l’Urbanisme des Etats-Unis… avec 2 mois en avance.

L’autorité locale a informé verbalement tous les occupants de ses logements sociaux, puis ces avertissements ont été accompagnés de lettres et de mémos. Des cours de réduction du tabagisme ont été aussi organisés.
Le changement de règle n’a pas été sans avertissement, a dit M. Scyphers. L’interdiction a été
adoptée en 2016 sous l’administration Obama, et l’autorité a commencé à informer verbalement les
gens de l’interdiction à venir et a envoyé des mémos et des lettres. Scyphers a dit que l’autorité a
offert et continue d’offrir des cours de réduction du tabagisme.
Les résidents semblent saisir l’enjeu de ces mesures, qui se résume en une phrase : soit ils décident
de suivre les règles, soit ils se retrouvent à la rue. Certains habitants, plus réalistes, ont choisi de
déménagé volontairement parce qu’ils se savaient incapables de se conformer aux règles.
Puis, pour les autres, les autorités en charge des logements sociaux ont déjà procédé à deux
expulsions depuis l’entrée en vigueur de la loi, quatre autres étant en attente.
Les expulsions interviennent après deux fautes constatées et prouvées. La première fois qu’une personne est trouvée en train de fumer, on lui donne un avertissement et une amende de 217 €. La deuxième fois, il y aura expulsion. L’autorité s’appuie surtout sur les rapports des résidents pour
découvrir les violations.

Pour éviter que des voisins en colère ne tentent d’expulser des résidents, ils ont besoin de preuves vidéo ou photographiques et d’une enquête distincte.
Le tabagisme ne pose pas seulement un risque pour la santé des occupants en raison de l’exposition
à la fumée directe ou secondaire, il décolore également les murs et les plafonds des propriétés,
nécessitant un nettoyage supplémentaire chaque fois qu’un locataire déménage.

Cette nouvelle règle devrait permettre à la Housing Redevelopment Authority d’économiser environ
18 000 € par année en frais de nettoyage et médicaux.

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